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Ministère

de l'enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation

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Mot du ministre de l'enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation

Lettre citoyenne A l’occasion de la rentrée scolaire 2016-2017 Chers collègues enseignants, Chers élèves et parents d’élèves, Chers responsables administratifs et pédagogiques, Après trois mois de vacances bien méritées, nous voici de nouveau sur le chemin de l’école pour l’année scolaire 2016-2017. Comme l’année dernière, je vous fais cette exhortation sous forme de lettre citoyenne. Pour chacun de vous, enseignants, élèves, parents d’élèves, responsables administratifs et pédagogiques, le sérieux et la rigueur doivent être de mise. Aux enseignants, je rappellerai toujours le caractère noble de notre profession dont la mission presque magique est de transmettre à l’élève les connaissances permettant son plein épanouissement. L’enseignement est tout un art, un métier qui ne peut être exécuté que par des professionnels, c’est-à-dire, des gens engagés,

déterminés à mettre à jours leurs connaissances, à se perfectionner sans cesse, pour maîtriser de mieux en mieux les qualifications et les règles éthiques leur permettant d’atteindre les objectifs pédagogiques de façon efficace, pour le bien de la société. La grandeur de notre Nation en dépend. Tout enseignant doit donc savoir mesurer le poids de la responsabilité qui lui incombe dans la formation de l’élite de demain. C’est l’enseignant qui, partout dans le monde, tient le miroir de l’intelligence nationale. A toi cher élève, je ne cesserai te répéter que ton avenir est au bout de tes efforts soutenus et non entre les mains d’un charlatan ou d’un vendeur d’illusions. Si tu veux devenir ‘’quelqu’un’’ demain et bénéficier de la reconnaissance de la Patrie, il te faut travailler sans relâche et sans complexe. Distoi que tu es intelligent et que tu as confiance en toi. Rassure-toi que tu n’as pas besoin de frauder pour passer en classe supérieure ou décrocher un diplôme. Le gouvernement a uniformisé la tenue scolaire dans toutes les écoles publiques et privées. Et d’ailleurs, le privé, en tant que tel, n’a pas d’enfants. Tous les enfants appartiennent à la République, donc à l’Etat. L’uniformisation de la tenue scolaire vous permettra de grandir dans l’amour, l’humilité, l’unité et la solidarité. Ne prends donc pas cette mesure comme privation de liberté ; considère-là plutôt comme moyen de renforcer les liens entre vous, en milieu scolaire, comme une lutte contre la discrimination. Les établissements scolaires sont des lieux d’études et non des espaces où l’on vient exhiber ses gammes vestimentaires, aux allures d’un défilé de mode. La tenue scolaire la plus chère ne rend pas l’élève intelligent, loin de là. Le plus important pour toi, c’est ta tenue en classe et la tenue de ton intelligence, c’est-à-dire ton comportement face à l’enseignement et ta capacité d’appréhender les enseignements. Pour tout dire il ne s’agit pas seulement d’habiller ton corps, il s’agit et surtout de bien habiller ton cerveau. La tenue de classe est une chose, la tenue en classe en est une autre. Aux chers parents, vous savez que la première école de l’enfant, dès le berceau, c’est la cellule familiale. Voilà pourquoi, je vous renverrai toujours au grand pédagogue congolais, Antoine Ndinga Oba qui enseigne : « Il faut que les parents prennent leur responsabilité et aident les enseignants à réussir l’éducation de leur progéniture, car en ce moment, nous vivons dans une époque où l’éducation est l’une des questions les plus graves des sociétés et de leur survie. Elle est, de ce fait, une affaire trop grave pour être laissée à la seule discrétion des éducateurs ». (L’Enseignement en Afrique : cas du Congo, p434). Enfin aux responsables administratifs et pédagogiques, je recommande un comportement exemplaire et un suivi rigoureux des enseignements, en intensifiant les contrôles pédagogiques (visites de classes, animations pédagogiques, leçons d’essai, réunions des groupes de recherches pédagogiques). Ne vous laissez pas embarquer dans les pratiques inciviques. Je ne le dirai jamais assez : l’école n’est pas un marché ni l’instruction une marchandise. Ensemble, allons plus loin encore dans la construction de notre école nouvelle que nous devons bâtir sur des valeurs véritablement républicaines. Vive l’école congolaise Bonne année scolaire à tous. Le Ministre Anatole Collinet MAKOSSO

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